Lutte contre l’ambroisie

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L’ambroisie, aussi appelée « fausse moutarde », est une plante annuelle de la famille des astéracées. Elle colonise particulièrement les sols dénudés, les terres rapportées peu ou pas végétalisées, les sols pas ou mal entretenus.

Elle germe au printemps (fin mars – début avril) et son développement végétatif peut se poursuivre jusque fin juillet, période à laquelle la pollinisation débute pour se terminer en septembre. La hauteur est très variable, de 10 cm en bord de route à plus de 2 m dans une culture de maïs. Au moment de sa floraison, elle libère du pollen responsable des réactions allergiques. Ces dernières commencent vers la mi-août avec un maximum d’intensité en septembre. Les symptômes classiques sont rhinites, conjonctivites, laryngites, asthmes, urticaire ou eczéma auxquels s’ajoutent une insomnie fréquente et une asthénie constante. Les complications automnales sont fréquentes : otites, sinusites, bronchites. La région où la densité d’ambroisie est la plus forte est la région Rhône-Alpes, dans laquelle 6 à 12% de la pollution est allergique à cette plante. Plus une personne est exposée à l’ambroisie, plus elle risque d’y devenir allergique. C’est pourquoi, il est important de lutter contre sa prolifération.

L’arrêté préfectoral du 3 juin 2013 prévoit notamment que :

  1. Les propriétaires, locataires, ayants-droit ou occupants à quel titre que ce soit, sont tenus de prévenir la pousse de plants d’ambroisie sur les terres rapportées ou remuées et éliminer les plants d’ambroisie avant la pollinisation. Les interventions sont à prévoir avant la floraison, au plus tard avant le 15 août de chaque année.
  2. Sur les parcelles agricoles, la destruction de l’ambroisie doit être réalisée par l’exploitant jusqu’en limite de parcelle (y compris talus, fossés, chemins...). Il devra mettre en oeuvre, à cette fin, les moyens nécessaires : arrachage, fauche, broyage, travail du sol, désherbage chimique ou toute autre méthode adaptée.
  3. Les gestionnaires des domaines publics de l’État et des collectivités territoriales, les exploitants d’ouvrages linéaires, tels que les voies de communication, les entreprises (exploitants de carrières, terrains, …) sont également tenus de lutter contre l’ambroisie.
  4. La prévention de la prolifération de l’ambroisie et son élimination sur toutes terres rapportées, sur tous sols remués lors de chantiers publics et privés de travaux, est de la responsabilité du maître d’ouvrage, pendant et après travaux.
  5. Les techniques de traitement non chimique doivent être privilégiées. La mise en œuvre éventuelle de moyens de lutte chimique doit utiliser exclusivement des produits homologués et mis en oeuvre en respectant les dispositions relatives à l’application des produits phytosanitaires et les spécificités du contexte local.
  6. Toute personne qui n’aura pas engagé les moyens pour lutter contre la prolifération de l’ambroisie, sera passible de poursuites en application du Code de la Santé Publique. En cas de défaillance des personnes visées au §1, le maire pourra faire procéder à la destruction des plants d’ambroisie au frais des intéressés. http://www.ain.gouv.fr/IMG/pdf/Arrete_prefectoral_ambroisie_3_juin_2013_non_signe.pdf

A noter

Le RNSA et l’observatoire des ambroisies observatoire.ambroisie@dijon.inra.fr se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.

Bulletin hebdomadaire disponible sur le lien suivant : http://www.pollens.fr/les-bulletins/images/Bulletin_ambroisie.pdf