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Histoire de Misérieux et Cibeins

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À travers le temps

Si nous trouvons la trace de notre village antique un siècle avant Jésus Christ, c’est seulement au neuvième siècle, que des écrits apparaissent très officiellement.

En 58 avant Jésus Christ, les troupes Romaines, dirigées par le Général JULIUS, commandant : « la Légion Turine » (aussi appelée Taurina) stationnent sur un camp entouré de fosses (il n’y a pas si longtemps, par temps de sécheresse, la couleur du terrain de ces fossés rebouchés était encore visible) sur le territoire de notre commune, donnant le nom à ce hameau. Leur bannière représentait un taureau. Les Helvètes, pillards venant de Germanie, envahissent progressivement la Gaule en se dirigeant par les Alpes, vers le Sud. Les Romains, avec à leur tête Jules CESAR, tentent de les arrêter à Genava (Genève), en détruisant le seul pont qui enjambe le Rhône. Alors les Helvètes traversant notre département par la Cluse de Nantua, se déplacent en direction de la Saône, pour la franchir entre Montmerle et Trévoux, où elle coule lentement et surtout sans profondeur. Le temps qu’ils organisent la traversée en fabriquant un pont de fortune, Jules César arrive et anéantit la moitié des soldats Helvètes restant encore à l’Est côté Dombes, avant de vaincre sur leur lancée, ceux qui avaient traversé.

Le lieu exact est inconnu, mais notre village était probablement concerné.

En 1097, notre village dépendait d’un puissant Clergé (chapitre de Lyon, Abbaye de l’Ile Barbe) qui se trouvait sous l’influence des Robertiens (ancêtres des Capétiens).
A Cibeins demeuraient les familles seigneuriales : « De Villars, Saint Germain et Palatin ».

1216-1250 : Humbert V De Beaujeu, cousin du Roi Philippe II Auguste, épouse Marguerite Dauge en 1218. Ils possèdent alors, outre le Beaujolais, la moitié de la Dombes se trouvant coté Saône (autour de Trévoux).

En 1297, Rostaing Cholier, possédait des terres sur Misérieux et Sainte Euphémie. Ses descendants, furent très nombreux. A cette date, notre région dépend du Comté de Bourgogne.

En 1402, Humbert VII De Villars, vend ses terres, dont celles de la Dombes à Louis II, Duc De Bourbon, qui réunit les Chancelleries des Sires de Villars (Amberieux en Dombes, le Chatelard et Trevoux dont Miserieux fait partie). Ce territoire devient indépendant sous l’appellation Principauté de Dombes. La paroisse, dépendant de la châtellerie de Villeneuve, était la propriété de la Seigneurie De Cibeins. C’est durant ce XVe siècle, que l’église fut reconstruite en une seule nef centrale.

En 1410, le neveu de Rostaing Cholier, Pierre Cholier, hérite de ces terres.

En 1417, nous retrouvons la première mention de : « La Terre de Cibeins ».

En 1523, Francois Ier instaure le Parlement de la Dombes. La Principauté Indépendante de La Dombes est créée. Son Conseil siège à Lyon par dérogation. Il devient Parlement (c’est le symbole de son indépendance future) et est souverain en dernier ressort.

En 1551, le fils de Claude Cholier, prénommé Claude, est seigneur de La Collonge, de Fourquevaux et d’Ars en Dombes. Il fait aveux de dénombrement au Roi, de la terre d’Ars. Il est ainsi qualifié de : “Vénérable Messi Claude Cholier Seigneur d’Ars”. Il a cinq enfants.

1560-1582, Louis III De Bourbon Vendome, Duc de Montpensier, en fait une souveraineté indépendante, ayant pour capitale Trévoux.

En 1578, à sa mort, Claude Cholier est inhumé en l’église de Sainte Euphémie. Quant à son épouse, Catherine de la Bresse de Brasseloup, elle est inhumée en l’église de Saint Didier de Formans. De ses cinq enfants, Marc-Antoine (1541-1616), lui succède.

En 1578, Marc-Antoine Cholier, devient Souverain de Dombes. Il a onze enfants. C’est son fils Alexandre qui lui succède.

En 1616, Alexandre Cholier (1574-1633), devient l’héritier de la principauté de la Dombes. Il est conseiller du Roi, et devient noble, Prince de Dombes, Echevin de Lyon. Son épouse est inhumée en l’église de Sainte Euphémie. Ils ont six enfants. C’est Pierre qui leur succède.
Pierre Cholier (1609-1678), est noble, conseiller du Roi, Souverain de Dombes, et Echevin de Lyon. Son seul fils Daniel (1633-1700), lui succède.

En 1690, Daniel Cholier, est conseiller d’honneur des Rois. Il fait donation, pour l’église de Misérieux, devant notaire, de la location de ses terres, qui s’étendent sur les paroisses de Misérieux, Sainte Euphémie, Ars, Juys, Saint Didier de Formans, Parcieux, Toussieux, Trévoux, Jassans, Reyrieux, Pouilieux, Saint Jean de Thurigneux, Ambérieux, Limandas, Rancé, Messimy, Frans et Saint Bernard. De ses douze enfants, c’est Pierre (1644-1738), qui lui succède.

En 1695 Pierre Cholier débute dans la magistrature.

En 1696, le siège est transféré par le Duc de Maine à Trévoux qui en devient Capitale

En 1705, Pierre Cholier devient Président de la Cour des Monnaies de Lyon, créée en cette ville par le Roi.

Le 3 mai 1707, le Château de Cibeins et ses dépendances, furent érigés en fief, à la faveur de la promotion au titre de Comte d’un des plus vieux noms de la Dombes : « de Cholier » propriété de Pierre. Il devenait alors : « Pierre De Cholier, Comte de Cibeins ». Il était aussi Chevalier, Baron d’Abigny, Seigneur de Bully. Ainsi disparut l’aspect de maison forte. Les revenus d’alors, provenaient de dix-huit communes. Bien que Misérieux-Cibeins dépendent entièrement de Trévoux au début du dix-huitième siècle, la famille De Cholier put conserver, grâce « aux bons services rendus », la terre, le château avec ses droits de justice.
Misérieux et Cibeins dépendaient, comme dix-huit communes, entièrement de Trévoux depuis la création du Parlement en 1696.

En 1707, pour remplacer l’ancien lieu de culte situé à l’intérieur du château, Pierre de Cholier, Comte de Cibeins, fit élever la chapelle privée et funéraire des Comtes de Cibeins, de style baroque. Elle fut bénie en 1718. La date est encore gravée. Elle abrite six défunts.

Le 18 juin 1721, des lettres patentes, érigèrent en faveur de Pierre de Cholier, Comte de Cibeins, les faveurs de Haute, Moyenne et Basse justice, pour lui et ses descendants. Les deux bornes piliers à l’entrée du Château, constituent les vestiges de ce droit, depuis longtemps, heureusement aboli.
Le fils de Pierre, Louis Hector de Cholier (1707-1757), lui succède.
Louis Gabriel de Cholier (1750-1815) hérite de son père Louis Hector.
Jean Hector Antoine de Cholier (1781-1843), Comte de cibeins, succède à son père Louis Gabriel. Sa fille unique, Mademoisele de Dalmas d’Antigny de Cibeins, sera la dernière de la descendance (mais il existe encore de la lointaine famille des « de Cibens », issus de la descendance indirecte de Rostaing Cholier, qui ne peuvent aspirer au titre de comte). De ces recherches, il est découvert qu’il existait encore des Cholier de Cibeins à Trévoux en 1936, Paris en 2005, Lyon en 2004, Carcassonne en 1998, Saint martin d’Ainay en 1940.

En 1790, toujours sous le Royaume de France, les départements sont créés et Misérieux se situe dans le département de l’Ain.

En 1793, le district de Trévoux (dont Misérieux fait partie) est créé. Il est intégré dans le Département de l’Ain.

En 1801, le Canton de Trévoux (dont Misérieux fait partie) est créé. Il se trouve dans l’Arrondissement de BOURG.
Cette période est marquée par la mise en place des premières décisions, innovées par Napoléon. Elles sont aujourd’hui encore, à la base des lois servant à gouverner notre pays. Structures relatives à la gouvernance (Régions, Départements, Communes), mais aussi aux règles de l’enseignement (Education Nationale), aux documents notariaux ou administratifs (Codes pénal et Civil, cour de Cassation), et bien d’autres…. Il fit construire de nombreuses routes et édifier des Bâtiments Nationaux (Arc de Triomphe).

Le 23 mars 1809, le Comte Laurent Gabriel Hector Cholier de Cibeins, après une pétition de 42 propriétaires agricoles refusant de payer un impôt supplémentaire pour l’achat de terrain servant à l’élargissement de la route menant de Saint Jean de Thurigneux à Villefranche en passant par le village, décide de donner tous ses terrains concernés.

En 1826, la commune accorde officiellement le droit de régler ses impôts, à tous fermiers en difficultés, par des heures de travail au service de la commune. Une journée de travail d’un homme est estimée à un franc, un attelage de deux vaches, à deux francs, un attelage de cheval, à trois francs et un attelage de bœufs, à quatre francs.

Le 10 novembre 1829, le Comte Adolphe Gilbert Thérèse De Cholier de Cibeins, maire de Misérieux, fait don à la Commune du Presbytère, de la petite Chambre attenante et d’une partie du jardin l’entourant.

Le 8 mars 1831, le comte Adolphe Gilbert Thérèse De Cholier de Cibeins, battu aux élections de 1830, par le nouveau maire Claude Bellet, conteste sa donation du 10 novembre 1829 et met en avant le témoignage de deux Conseillers municipaux (ils étaient ses employés). Mais il perdra en justice en juillet de cette année. Les idées républicaines étaient toujours très fortes au sein de la population.

Le 8 mai 1831, le maire Claude Bellet, ainsi que l’officier de la section des pompiers Billard et son adjoint Boujard, refusent de signer le serment demandé par le Roi (« Je jure fidélité aux Français et obéissance à la Chartre Constitutionnelle et aux lois du Royaume »). Il existait encore une forte revendication de la République.

Évolution de la commune de Misérieux au 19è siècle
Le 4 septembre 1833, accord est pris, pour construire la première école publique au prix de 2400 francs.

Au 19e siècle, nombreux sont les habitants du village qui travaillent sur le domaine de Cibeins. Pour recevoir une population d’agriculteurs travaillant sur place, plusieurs fermes baptisées : « Les Communs », sont édifiées au Nord du Château. La population du village, orientée sur le travail agricole, se compose alors d’employés logés sur place et rémunérés, ainsi que de propriétaires logeant chez eux, qui souvent payent la location des terres exploitées (appartenant à la famille Cholier), par un service rendu, plutôt qu’en monnaie (entretien du domaine, des chemins desservant les terres, déboisements etc.).
Le 30 avril 1853, Le préfet accorde la « fabrique » de l’église en tenant compte du vœu du Comte Laurent « Léonor » Gabriel de Cholier de Cibeins, qui exige que lui soit cédée la jouissance à vie, d’une tribune de 20 places, conformément à l’accord du maire Antoine Josson. 

Le 10 août 1856, le chemin dit « De Lorant » est cité. Il provient d’un don de Laurent « Léonor » Gabriel de Cholier de Cibeins.

Le 10 mai 1863, un projet de construction de l’église est présenté, mais le montant estimé à 11300 francs demande l’étude d’un recours financier.
Le 6 septembre 1863, l’aqueduc permettant d’enjamber le Chanay, sur la route menant à Sainte Euphémie, étant détérioré, il faut passer à gué. En cas de fortes pluies, la route est barrée. Il est décidé de reconstruire l’aqueduc sur une largeur supérieure, au prix de 538,92 francs.

Le 10 septembre 1863, le projet définitif de construction de l’église proposé par l’architecte Monsieur Bernoux, s’élève à 42542,34 francs.
Après étude du financement, il en ressort, que le Comte Laurent « Léonor » Gabriel de Cholier de Cibeins, financerait 24000 francs à la condition acceptée qu’il lui fût donné la chapelle située au Nord, avec entretien à la charge de la commune.
La commune possédant 3300 francs réservés par un vote du 3 avril, peut s ‘engager sur une somme de 8000 francs financés sur 12 ans. Il est demandé au royaume une aide pour le solde de 7242,34 francs.

Le 10 février 1864, la commune refuse le projet de traversée du village à une largeur de neuf mètres, entre les parcelles 356 et 441, qui obligerait la démolition de plusieurs maisons. Elle accepte sept mètres.
Le 3 janvier 1865, la commune accepte la constitution d’une société de secours mutuel.

Le 15 juillet 1866, la première pierre de la construction de l’église est posée par le curé Étienne Carrier en présence du maire Monsieur Bellet, de son adjoint Monsieur Billard et des Conseillers Municipaux, Messieurs Le Comte de Cholier de Cibeins, Bacoud, Ray, Fréquat, Mavital Humbert, Tiard et Dupont.
Cette construction est réalisée avec l’approbation de l’Empereur Napoléon III, du Pape Pie IX, de Monseigneur Gérault de Langalerie, Evêque de Belley, du préfet de l’Ain et du sous-préfet de Trévoux.

Le sept juillet 1867, le Maire refuse de créer une Caisse des Ecoles.

Le 9 février 1868, pour créer la Compagnie de Sapeurs-Pompiers de Misérieux, le maire autorise une souscription et accordera une subvention de la commune.

Le 25 mai 1868, la construction de l’église s’est terminée par un coût de 37267,42 francs.

Le 11 mai 1875, la commune décide de construire le pont de la Thorine sur le Morbier pour remplacer le passage à Gué.

Le 24 décembre 1876, le projet de construction d’une Maison d’école et Mairie est envisagé. Il existait alors la seule école libre route de Rancé. Le projet s’élevant à 16994,52 francs et les possibilités de la commune à 9781 (1300 de fonds propres et 8481 d’impôts supplémentaires) il est fait appel à l’état pour le solde de 7213,52 Francs.

Le 31 mars 1877, la commune décide de vendre la première concession au cimetière.

Le 7 mai 1879, l’ancien curé de la commune, gestionnaire de l’école libre, a légué la gestion de celle-ci à la commune, précisant qu’une religieuse désignée par l’évêque de Belley, y enseignerait (elle deviendra plus tard l’école de filles).

Le 12 novembre 1882, l’étude de la voie ferrée allant de Misérieux à Villars est décidée.

Le 12 novembre 1884, le péage du pont de Frans sur la Saône est racheté par les nombreuses communes l’utilisant pour se rendre à Villefranche.

Le 14 mai 1890, la commune vote une subvention de 507 francs, pour l’aménagement de la ligne du train de Villefranche à Bourg.

Le 15 août 1891, la commune donne l’accord au maire de Chalamont, sur le tracé du train de Villefranche à Ambérieu en Bugey. Misérieux (aux Combes) devient la correspondance pour aller de Villefranche soit à Bourg, soit à Ambérieu en Bugey.

Le 18 juin 1893, un projet de sacristie Nord de l’église est envisagé. Il est transformé le
18 mai 1894 en sacristie Sud, et encore modifié le 12 août 1894.

Le 26 avril 1896, l’école libre, propriété du Sieur Ray, léguée pour moitié aux hospices de Trévoux et moitié au clergé, est achetée par la commune, pour en faire l’école de filles.

Le 2 mai 1899, le hameau de Toussieux, (commune de Reyrieux) proposé pour intégrer la commune, voit sa demande rejetée.

Cibeins et la commune de Misérieux au siècle dernier.

En 1902, sur ce qui faisait office de fosse à fumier, à droite à l’entrée du château (à cette époque, le fumier était toujours déposé à l’entrée de la propriété agricole et l’importance de la ferme dépendait de la grosseur de ce tas de fumier), une mare fut agrandie progressivement. Une minuscule source alimente cet endroit précisément. Elle alimentera ce qui deviendra bientôt : « le Lac de Cibeins ».

En 1904, le lac est terminé, comme actuellement (deux parties partagées par un pont fait de rochers). Une déviation, faite en amont sur le Formans, alimente par un conduit enterré cette étendue d’eau, qui retournera ensuite à la rivière.
Toujours en 1904, le déversoir, permettant l’évacuation du trop-plein des eaux du lac est terminé. Il maintient alors le niveau constant. Deux autres sources découvertes en creusant le deuxième bassin, alimentent également le deuxième bras du lac.

Le 10 août 1905, il est décidé d’installer une cloche à l’église.

Début 1914. La Commune s’engage à relier le village au réseau Electrique (la guerre retardera le projet, concrétisé en 1926).

Le 14 novembre 1914, Monsieur Colas, Conseiller Municipal, est désigné remplaçant du Maire et de l’Adjoint absents pour cause de mobilisation. Il assurera la responsabilité de la commune en leur absence.

En 1916, la ville de Lyon, avait des projets d’acquisition du domaine de Cibeins, pour recevoir une colonie de jeunes détenus, orphelins ou abandonnés, voir tuberculeux. Mais le projet en restera là.

En 1917, durant le conflit, il devait s’implanter un hôpital franco-américain (pour soigner les blessés de la guerre), destiné à l’accueil de soldats étrangers malades (ce qui aurait permis de recevoir d’outre atlantique, une aide financière), sur le domaine de Cibeins. C’était une idée d’Edouard Herriot.

Le 18 février 1918, Monsieur Rampon, Remplace Monsieur Colas à l’intérim de responsable de la commune en attendant la libération du Maire.

En 1918, Édouard Herriot élabore le projet de créer une structure destinée à des enfants de citadins (dont les parents étaient souvent issus de la campagne), pour leur transmettre les valeurs de la discipline, de l’expérience, de la responsabilité, de la vie collective et de l’attachement au monde rural. Il faut penser, que la main d’œuvre masculine était devenue rare après les énormes pertes en hommes durant 1914-1918.
Une devise familiale de la famille de Cholier : « Nil conscire sibi » (rien à se reprocher), que devait faire sienne l’école d’agriculture créée en 1918, en garantirait la pérennité.

Le 30 novembre 1918, la dernière descendante de la famille de Cholier de Cibeins, vend (symboliquement) sa propriété de 53 hectares à la ville de Lyon, pour en faire une
École d’Agriculture. Seront également acquis en même temps, les fermes « Jacon » et « Des Vernes » groupant 66 ha de la propriété de Cholier, ainsi que le Domaine de Grange Basse (69 ha), cédé par Monsieur Dutang, négociant à Villefranche. La ville rassemblait ainsi 188 ha pour la somme de 780000 francs. Plus tard, à l’occasion de différentes transactions, d’autres acquisitions furent faites, portant la superficie du Domaine de CIBEINS à 225 ha. A la signature de l’acte de vente, une clause précise que la toiture de la chapelle devra être restaurée dans les cinquante années qui suivent.

En 1918, Cibeins n’était pas aménagé pour en faire une école. Il fallut tout créer. Les premiers élèves dormaient dans des greniers inconfortables. Le réfectoire et la cuisine étaient rudimentaires. Pas question de douches ou lavabos. Et cependant les jeunes travaillaient avec ardeur (la formation était surtout un travail pratique). Mais les élèves trouvaient à se nourrir. Cibeins, peu à peu, dessinait son visage.

Le 5 janvier 1919 Monsieur Taura Claude Pierre reprend ses fonctions de Maire.

En 1919, les communs du château de Cibeins, sont transformés en internat (pour 50 élèves).
Cette même année, plusieurs Anciens Combattants et Anciens prisonniers, décident de se regrouper en Association.

Le 13 avril 1919, Monsieur Bouricand fait don du terrain qui deviendra le parking de la poste.

En 1920, une canalisation apporte jusqu’à Cibeins une eau puisée en amont en captant une source dans le bois sur la commune d’Ars. Le petit baraquement où sont situées les pompes, est encore visible.

Le 3 avril 1921, le projet d’élévation du Monuments aux morts est décidé pour un montant de 13134,45 francs. Son financement sera de 6000 francs de souscription, 3345,84 francs des fonds propres de la commune et d’une subvention de l’état de 2788,62 francs.

Le 3 août 1921, le réseau électrique est accepté à Misérieux, avec le recours de l’état. L’énergie arrive par la route de Cibeins. En effet, le Lycée possédait déjà cette énergie

Le 1er 05 1921, l’achat d’un monument en souvenir des morts durant la première guerre mondiale est décidé au prix de 10334,45 francs.

En 1921, sont construits le Cercle des élèves de Cibeins et le bâtiment des douches.

En 1922, s’édifie le bâtiment de la viticulture à Cibeins.

Le 23 avril 1922, le contrat avec la société « Union Electrique » est signé pour un montant de 44000 francs. Financement par une subvention de 14666 francs et emprunt de 29334 francs.

Le 17 juin 1923, la première tranche de l’éclairage public est acceptée.

En 1923, la laiterie est construite à Cibeins.

En 1924, la deuxième vacherie de Cibeins est construite.

En 1925, les bâtiments utilisés par le personnel de Cibeins et l’artisanat sont construits.

En 1926, l’électricité, prévue avant-guerre, sera installée dans le centre du village.

En 1926, le 18 mai, le journal : « Dernières Nouvelles de Strasbourg », cite dans un article d’Emile Guillaumin : « Les Fleurs de Cibeins », toute la qualité le sérieux et la beauté du cadre, qu’offre cette Ecole d’Agriculture de Cibeins.

Le 19 juin 1927, la commune refuse le déplacement de la gare des Combes à Ars. L’argument de 35000 pèlerins visitant le village du Saint Curé, s’il est supposé juste, n’est pas à prendre en compte, car nombreux sont ceux qui viennent à pied, à vélo, à véhicules attelés, en voiture et en cars.

En 1927, c’est au tour du bâtiment de la pisciculture de Cibeins de voir le jour.

Le 2 juin 1929, il est décidé de créer une classe enfantine au village. Les enfants pourront aller à l’école à 3 ans.

Le 6 février 1930, le projet de construction de l’école enfantine est fixé à 70000 francs.

Le 13 avril 1930, l’accord est donné pour faire l’école enfantine. Le même jour, le projet d’équipement du téléphone dans le village est accordé pour la somme de 75000 francs.

Le 13 août 1939, un terrain pour implanter une salle des fêtes est recherché.

Le 11 janvier 1941 vers 23 heures, un avion militaire Anglais en panne avec 6 officiers à bord se pose sur le ventre dans le secteur des « Ronzettes ». La première personne contactée, fut madame Verrier. Une recherche de cette péripétie fut entreprise par la Société Lyonnaise d’Histoire de l’Aviation et de Documentation en 1992.

Le 06 mars 1941, le régime influencé par les Allemands, pousse les communes à faire pratiquer le sport aux jeunes. Misérieux exproprie le terrain de Madame Mercier de 7074 mètres carrés, qui sera, après de nombreuses contestations, acheté pour en faire le terrain de football, les classes et la salle des fêtes actuels. Coût 10611 Francs dont 5000 francs d’emprunt garanti par l’Etat.

Le 3 septembre 1944, la Première Armée (formée le 31 juillet 1943), sous les ordres du Capitaine Giraud, commandant le troisième escadron du neuvième Régiment de Chasseurs d’Afrique, appuyé par l’armée américaine, après plusieurs accrochages autour de Lyon, remonte la vallée de la Saône, libérant les villes et villages dont nous faisons partie.

Le 16 novembre 1945, il est décidé d’acquérir une : « Baraque Adrian » pour en faire une salle des fêtes sur une aire du stade disponible derrière le jardin de l’instituteur.
Le 8 juillet 1946, le projet de distribution de l’eau par un Syndicat Intercommunal est accepté.

Le 3 novembre 1947, lors du premier vote des femmes en France, pour des élections municipales, Madame Chalvin est élue au Conseil Municipal, par 61 voix.
En mars 1969, la nouvelle salle de fêtes est utilisée pour la fête des conscrits (le parquet n’était pas encore posé).